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La chapelle
Les caves
Le pélerinage de
Saint Arnoult
annie
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L'Abbaye
de SAINT-ARNOULT
(Membre de la Charte Européenne des sites cisterciens)
ET
L'ASSOCIATION ADAMA
(Association des amis de Saint-Arnoult - Monastère des Arts)
VOUS SOUHAITENT LA BIENVENUE |
PROGRAMME DES MANIFESTATIONS
2008
"Les saisons de
Saint-Arnoult"
"LA CHARTE DES ABBAYES ET SITES CISTERCIENS"
PLAN D'ACCES
CONTACTS:
TEL/FAX:03 44 89 24 95
e-mail: apradignac@9online.fr

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Au
gré du temps, ce lieu sera connu sous différentes appellations, mais
compte tenu de sa dénomination primitive et de sa vocation au temps des
religieux, nous l'appelons "L'Abbaye de Saint-Arnoult", formule qui
apparaît
le mieux approprié à son passé.
On
la trouve aujourd'hui enclose de ses murs parfois restaurés, et une vieille
porterie en permet l'accès. La longueur approximative de la façade est de
55,50m et la largeur pratiquement constante de 8,25m, hormis deux
débordements situés vers chacune des extrémités, l'un sur la façade, le
second qui n'est autre que le sanctuaire de la chapelle. |
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Année 1960, la France prend conscience de la nécessité
de préserver son patrimoine.
Pierre de LAGARDE, orchestre le mouvement avec ses "Chefs-d'oeuvre en péril".
Dans ARCHEOLOGIA d'Août 1968, il consacre deux pages à
des monuments de l'Oise menacés.
"L'Abbaye de Warluis", en fait la ferme ruinée de
Saint-Arnoult est du nombre.
L'appel est lu dans tout l'hexagone. Robert DEFRANCE,
kinésithérapeute parisien, amoureux depuis toujours du moyen age et de son
beauvaisis natal, vient sur place, le coup de foudre est immédiat.
En dépit de nombreuses embûches, il parvient à acquérir
la propriété. L'énormité de la tâche va engloutir son temps et son argent
durant plus de 35 années.
Au détour de la route de Merlemont, le caillouteux
chemin du Vivier laisse découvrir la discrète abbaye de Saint-Arnoult.
L'abbaye de pierres et de briques a bien failli disparaître à jamais.
Une tradition populaire a imposé le nom "Abbaye de
Saint-Arnoult" ou "Abbaye de Warluis" mais l'appellation est usurpée. Il
s'agit, en fait, d'une grange cistercienne liée à l'abbaye de Froidmont.
Mais, petite particularité, elle est flanquée d'une chapelle romane du
XIIème s, bien que la règle commune veuille que les granges ne cohabitent
pas avec les lieux de culte.
Une dizaine de frères convers vivaient ici. Ces laïcs
cisterciens travaillaient aux champs et déchargeaient les clercs des taches
ouvrières. L'exploitation agricole de Parfondeval était entourée de
pâturage. On y pratiquait l'élevage mais on cultivait aussi la vigne. Le
raisin était emmagasiné dans les caves grâce à un déversoir creusé dans le
mur extérieur. Les moines jouissaient même, à partir de 1201, d'un droit de
pressoir à perpétuité.
A quelques mètres de là, sur un coteau, Robert
DEFRANCE fait à nouveau, avec succès, pousser la vigne.
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Qui se souvient
de la grange de Parfondeval dans les années 70 !!!!
Les
documents témoignent de la situation d'abandon dans lequel se trouvait alors,
ainsi que la vraisemblable ruine qui l'attendait sous peu.
On y aperçoit une charpente
"apparemment" solide, la couverture éventrée et le lierre pénétrant de toutes
parts.
Les aménagements internes
sont ruinés et la réhabilitation d'un tel immeuble conduisait à faire des choix.
Ainsi, tel qu'il est
présenté aujourd'hui, cet édifice jusqu' alors méconnu conserve ses grandes
caractéristiques d'origine avec toutes les traces d'un savoir-faire médiéval
parfaitement adapté aux particularités locales.
Celui-ci ne se retrouve
guère que dans quelques églises voisines, ou peut-être dans quelques pans de
murs, bien moins ouvragés, comme ceux de la grange de la ferme de la basse cour
le l'abbaye de Froidmont.
Comment ne pas insister sur
le fait que ce bâtiment médiéval, vestige d'une grange telle que la concevaient,
en leur temps, les cisterciens, représente à ce titre un ultime témoignage
architectural en notre possession.
PROFUNDA VALLIS
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A
partir du milieu du XIIè s, Profunda Vallis fut une grange de l'abbaye de
Froidmont, fondée en 1134, 10 km plus à l'est. Dans son soucis d'une fidélité
à Saint Benoît et d'une réhabilitation au travail manuel, l'ordre de Cîteaux
se dota d'un système spécifique de mise en valeur agricole. Par dons
suscités; puis par achats réfléchis, chaque monastère masculin posséda
rapidement une dizaine de domaines ou granges, exploités par des frères
convers, paysans illettrés ayant choisi la vie religieuse sans pour autant
être moines. |
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La grange de Parfondeval est
mentionnée comme telle en 1164 par Alexandre III; il semble qu'elle soit devenue
possession de l'abbaye vers 1155 à la suite d'une série de donations par les
seigneurs de Merlemont et Bracheux.
Les besoins élémentaires de
communautés à fort effectif, soucieuse au début de vivre en stricte autarcie,
conduisirent à une certaine spécialisation des granges en fonction de leurs
aptitudes naturelles.
D'une grande efficacité, le
système devint bientôt une puissante machinerie à buts commerciaux.
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<
La façade principale du bâtiment médiéval dans son état actuelle |
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< Fenêtres d'origine du
pignon nord dans son aspect intérieur |
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La grande
salle du bâtiment médiéval et sa
gigantesque cheminée.
Elle est édifiée sur un plan
rectangulaire de 18,85m sur 6,62m, atteint une hauteur de 6m sous corniche
et culmine à 12m au niveau des pignons. Comme à l'origine, elle comprend
deux niveaux. → |
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←
Fenêtres géminées telles qu'elles
apparaissent aujourd'hui à l'étage du bâtiment médiéval. |
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← La mezzanine à l'étage du
bâtiment médiéval (état
actuel) |
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← Vue d'ensemble des trois baies
principales à l'étage de la grande salle. |
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→
Un des modèles de fenêtres a un
aspect décoratif. Il s'agit de baies geminées séparées par un solide meneau
prismatique. Chacune est surmontée d'une arcature trilobée d'inspiration
gothique. Un occulus couronne le dispositif dans l'axe du meneau. |
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← Une des fenêtres vue de
l'extérieur. |

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ASPECT SYMBOLIQUE DU
JARDIN DE SAINT-ARNOULT
"Le jardin de
Saint-Arnoult a été un essai difficile mais parfaitement réussi, notamment
sur le plan de la symbolique. Robert DEFRANCE nous a dit qu'il avait été
marqué par les nombres 3 et 9. Vous pouvez remarquer qu'il y a 9 carrés
disposés 3,3 et 3, formant un carré parfait; mais celui du centre n'est pas
planté; il n'y en a que 8 qui le soient.
Le 9ème
a la particularité
d'avoir 3 marches et au-dessus une fontaine. C'est le rappel des 4 fleuves
du Paradis terrestre. Le jardin médiéval est la représentation sur la Terre
du paradis qui est ici très bien réalisé en fonction même de la symbolique
des nombres. Nous sommes dans un monastère chrétien où la Trinité a une
importance essentielle.
Dans l'échelle des
nombres, on peut dire que les 3 premiers représentent les principes divins
eux-mêmes. A partir du 4, donc du carré, nous arrivons dans la manifestation
de la vie: c'est la matière, la matière vierge, la Terre-Mère. Le carré est
donc important et chacune des 9 parcelles du jardin de Saint-Arnoult a une
forme carrée.
C'est la Terre-Mère qui
sera fécondée."
Jacques D'ARES -
Historien des traditions. |
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"L'existence des
jardins, oeuvres des hommes, pose bien des problèmes, qui ne relèvent pas
seulement de la botanique et de l'esthétique, mais de la religion et de la
métaphysique, puisque, dans son essence, le jardin met en questions les
rapports de l'homme et de la Création. Oeuvre d'Art, en effet, le jardin
utilise les matériaux que lui fournit la Nature. En cela, il ne diffère pas
des autres arts, comme la musique ou la sculpture. Sa matière, qu'il
élabore, sur laquelle il travaille, est constituée non seulement par le
monde des végétaux, mais aussi le milieu où ils naissent et prospèrent: ici
un sol meuble et riche, là des infractuosités d'un rocher, ailleurs une
étendue de sable sec. Il y a aussi la présence nécessaire de l'eau, calme ou
jaillissante, dormante ou coulant en ruisseau, et aussi tous les degrés de
la lumière et de l'ombre. On y retrouve donc toute l'ampleur et la variété
de ce que nous appelons la Nature, ce "donné" dont notre condition veut que
nous nous accommodions pour vivre.
Si, donc, les hommes
ont voulu depuis des temps immémoriaux, se donner des jardins, c'est que,
dés l'origine, ils étaient enclin à ne pas accepter cette Nature qui leur
était offerte ou imposée. Même lorsque l'art des jardins se réclame du
"naturel", et refuse (en théorie) les "artifices" dans bien de ses aspects.
Il faut s'y résigner, la création n'est pas spontanément "belle" (selon nos
critères) ni totalement satisfaisante pour notre sensibilité."
Pierre GRIMAL
Professeur Emérite de la Sorbonne
Membre de l'Institut
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